Description
Et si l’histoire du bagne n’avait pas encore livré ses secrets ?
Fruit de plusieurs années de recherches inédites, cet ouvrage propose une lecture radicalement nouvelle de l’histoire des travaux forcés en France, de 1748 à 1953. Il met en lumière toute la complexité humaine, sociale et politique d’une institution qui a durablement marqué l’imaginaire collectif.
Pour la première fois, un livre explore sans détour une dimension longtemps occultée de l’histoire des bagnes français : la sexualité. Des bagnes portuaires métropolitains aux bagnes coloniaux de Guyane et de Nouvelle-Calédonie, il interroge le désir, le corps masculin et l’intime, dans un univers d’enfermement extrême. Car les travaux forcés ne constituent pas seulement une peine judiciaire : ils impliquent aussi une mise à l’écart affective et sexuelle. Entre contraintes, violences, stratégies de survie, transgressions, la sexualité des bagnards se révèle dans tous ses paradoxes.
Le bagne se présente ainsi comme un espace d’homosociabilité singulier, où se déploient des subcultures carcérales et homosexuelles, prises dans des rapports mouvants de domination, de solidarité et de résistance. Ce livre questionne un corpus exceptionnel : archives judiciaires et pénitentiaires, rapports médicaux, essais de criminologie, presse illustrée, récits de détenus. Son iconographie abondante — photographies, gravures d’époque, œuvres réalisées par les forçats eux-mêmes — permet une immersion saisissante dans cet univers.
Un livre incontournable pour appréhender sous un nouvel angle tout à la fois l’histoire de l’homosexualité et celle de la justice et du colonialisme.













